Être souvenu

Ce soir, j’ai trouvé un sujet sur lequel écrire donc sans plus attendre, je m’y mets.

Je me suis posée une question bête, simple et pourtant un peu importante quand même.

Si je meurs demain, comment aimerai-je que l’on se souvienne de moi ?

Un peu glauque, vous allez me dire. Mais dans un certain sens, il faudrait quand même qu’on se pose la question au moins une fois dans sa vie. Celle-ci et si je meurs demain, qu’est-ce que j’aurai souhaité faire avant. Un exemple, si on ne rêve que de voyager ou de voir ses amis et qu’on reste cloîtré chez soi, il y a comme un petit problème (je me soigne de ce coté-là 😀 ). ça permet également de relativiser un petit peu ce qu’il nous arrive (pas tout hein, ne me faîtes pas dire ce que je ne dis pas).

Tout d’abord, je vais vous rassurer un petit peu. Je n’ai nullement l’intention de mourir demain. Si c’était le cas, ça m’embêterait vraiment beaucoup parce qu’il y a pas mal de choses que je n’ai pas encore faite, dite et que j’ai un week-end super cool de prévu prochainement que je ne louperai pour rien au monde ! Il faudrait que je dise « des week-ends » parce que ce serait plus juste.

Donc, revenons au sujet, si je meurs demain, comment aimerai-je que l’on se souvienne de moi ?

Il y a quelques années (un petit paquet d’année même), j’ai trouvé la phrase suivante :

« Fais en sorte que chacun soit plus heureux après t’avoir rencontré. »

Cette phrase est toute simple et pourtant… C’est pas si simple que ça. On connaît plein de gens avec qui on ne se sent pas forcément super à l’aise, on connaît sûrement tous des gens qui moins on les côtoie, mieux on se porte (allez, au moins une personne !) et j’en passe. Et pourtant, si on essayait de tous faire un petit effort, on s’en porterai pas plus mal.

Il paraît que je souris beaucoup (et que je fais la gueule quand je réfléchis ^^). Il y a déjà quelques personnes qui me l’ont dit de vive voix, par sms ou à l’aide de sopalin (une des plus jolies déclarations d’amitié/fraternité que j’ai jamais eu by the way), que ce soit en m’ayant appelé Miss Sourire ou en me disant « n’oublie pas ton sourire » ou en me confirmant qu’effectivement je souriais beaucoup.

Toutes ces personnes-là, je ne les côtoie pas tous les jours et parfois, je me dis qu’elles doivent avoir une image complètement faussée de moi parce que je fais quand même la gueule de temps en temps, parfois plus que d’autres.

D’un autre côté, je me dis que quand je vois ces personnes là, je suis heureuse, parce que je les vois, parce que je peux discuter avec elles, parce que je peux partager du temps, des souvenirs avec elles, que je me réjouis d’apprendre à mieux les connaître. Si je souris, ça permet à cette joie / ce bonheur de rayonner et ça aide également à la propager.

Cette phrase « Fais en sorte que chacun soit plus heureux après t’avoir rencontré. », je l’ai oubliée un peu avant de la retrouver il y a quelques temps. Et pourtant, je pense qu’elle est restée gravée quelque part en moi. Je l’ai adoptée. Je ne le fais pas consciemment mais si j’arrive à dérider un peu les gens autour de moi, ça me va. Je ne suis pas sûre que chacun soit plus heureux après m’avoir rencontré. Je suis même sûre que ça ne fait ni chaud ni froid à beaucoup de gens de me rencontrer et puis ce serait des responsabilités beaucoup trop grande que de devoir faire en sorte qu’absolument toutes les personnes soient plus heureuses après nous avoir rencontrés mais bon, un bonjour et un sourire, ça peut déjà faire pas mal de choses, c’est un bon début.

En conclusion, qui n’en est pas vraiment une puisque j’ai un peu divagué à gauche à droite, je dirai que si je mourrais demain, j’aimerai qu’on se souvienne de moi comme d’une personne qui souriait souvent ou au moins, d’une personne gentille, parce que j’espère que c’est le cas.

Promis, un jour, je vous ferai des vrais articles avec un semblant d’intro, de développement et de conclusion.

En attendant, je vous souhaite une bonne soirée. Faites attention à vous.

1984 ou bien viens je te force à penser droit

Je viens de me poser une question.
Contexte: je suis en train de lire 1984 et j’arrive à la fin.

Ce n’est peut-être que moi mais je croise plein de gens qui ont envie de changer le monde ou en tout cas de ne pas vivre comme on leur impose ou de se libérer de tout ça. C’est peut être parce que je suis plus sensible à ça que je le perçois plus aussi.

Pourtant quand on grandit/vieillit, on a tendance à s’assagir, à se résigne. Pourquoi ? Est-ce parce qu’on a plus la fougue de notre jeunesse, qu’on a moins envie de se battre, qu’on est fatigué d’aller à contre-courant ?
Est-ce parce que la société nous lave le cerveau et nous montre le chemin à suivre en montrant du doigts les vilains petits canards qui ne respectent pas le rythme métro-boulot-dodo ou qui ne respectent pas les traditions ?
Il y a-t-il d’autres raisons ? (Sûrement!)

Ma réflexion n’est pas terminée, elle vient tout juste de commencer. Je vous remercie pour toutes les pistes que vous pouvez m’apporter 🙂

Hÿvää yötä !

Les 8 règles de l’écolo du dimanche qui veut l’être les autres jours de la semaine aussi

Dans cet article, je pars du principe que tu tries déjà. Ce sera plus simple et de toute façon, de nos jours, tout le monde est censé trier. Si tu ne le fais pas, montre toi discrètement, je t’expliquerai comment il faut le faire.

Voici donc 8 règles pour les écolos du dimanche, qui veulent l’être les autres jours de la semaine aussi:

  1. Ton chargeur tu débrancheras.
    On n’y pense pas tous, mais débrancher son chargeur une fois que le portable, l’iPod, etc ont fini de charger permet de faire des économies d’électricité (je ne me souviens plus du pourcentage exact mais je me rappelle que ça vaut le coup !). C’est donc bon pour votre porte-monnaie ET pour la planète.
    Si vous voulez absolument tout laisser brancher, vous pouvez toujours investir dans une multi-prise avec un interrupteur, comme ça, vous éteignez tout d’un coup !
  2. L’usage unique tu éviteras.
    Que ce soit les sacs plastiques, les bouteilles en plastiques, les serviettes en papier, etc., si on essaye tous d’éviter d’utiliser des choses qui ne serviront qu’une fois, ça permet d’économiser pas mal de ressources et également d’alléger le poids de nos poubelles (et d’éviter de se casser le dos 😛 )
    On peut investir dans des jolis sacs en coton, en toile ou en jute afin d’éviter les cabas en plastique. En Angleterre, les supermarchés vendaient des jolis sacs en jute en plus des traditionnels cabas en plastique. J’ai cru voir des cabas en coton dans certains supermarchés en France, mais le plastique est souvent privilégié malheureusement. Quand on achète des fruits et légumes, on peut aussi éviter de prendre des sacs en plastiques. Soit on réutilise ceux qu’on a déjà en prenant le réflexe de les remettre dans le cabas des courses, ce qui permet d’éviter les sacs rempli de sacs qui traînent, soit on se fait des petits sacs en tissus avec la tare indiquée dessus. Pour une courgette ou une aubergine, sachant que vous allez les laver avant de les utiliser, prenez rien du tout. C’est plus simple.
    Pour les serviettes en papier, prenez des serviettes en tissus, ça fait plus classe, ça dure des années et ça ne prend pas de place dans la machine. Si vous avez tendance à faire des tâches, prenez des couleurs foncées. C’est joli aussi et les tâches se voient moins. Pour les mouchoirs, prenez les en tissus aussi, ça prend encore moins de place dans la machine, et ça irrite moins le nez quand on est enrhumé.
    Pour les bouteilles plastiques, lisez le point suivant:
  3. D’une jolie gourde tu boiras.
    Le plastique c’est mauvais pour la santé. Si tu n’as jamais entendu parler du Bisphénol A, va voir sur Google. (Bon, en gros, c’est un perturbateur endocrinien. On pensait au départ que s’il n’est présent qu’en petite quantité, ce n’est pas grave sauf que justement, c’est parce qu’il est en petite quantité qu’il serait plus dangereux. Et puis, le BPA est PARTOUT! Dans le plastique, les tickets de caisse, les boîtes de conserves, et bien d’autres encore.
    Donc si tu choisis une gourde, choisis la en acier inoxidable. Tu paieras peut-être un plus cher mais tu éviteras de t’empoisonner, ton eau n’aura pas de gout, et puis l’inox, c’est recyclable à l’infini ! Et ça, c’est top.
    (Tu peux aller sur http://www.sans-bpa.com, ils ont plein de choses sans BPA et c’est là que j’ai acheté ma gourde Klean Kanteen de 532 mL qui m’accompagne tous les jours à la fac. Elle est vachement chouette.)
    S’il te faut encore un argument en faveur de la gourde, dis toi que ne pas acheter de bouteilles d’eau, ça te permet d’économiser des sous et d’éviter de te trimballer avec plein de packs d’eau, parce que c’est lourd l’eau quand même.
  4. Le chauffage tu baisseras.
    Baisser le chauffage que d’un ou deux degrés, pareil, ça fait faire de sacrées économies. Et puis, ça te donne une excuse pour trouver un joli plaid et pour boire un thé. Parfait donc ! En plus, tu n’es pas obligé de chauffer toutes les pièces tout le temps. Tu chauffes les principales la journée, tu chauffes ta chambre avant d’aller te coucher et tu éteins tout une fois que tu vas te coucher. En outre, il paraît qu’on dort mieux dans un environnement plus froid. Et si tu as froid aux pieds, tu demandes à ma maman de te tricoter des chaussettes en laine, c’est le remède miracle que j’ai découvert il y a deux semaines. Tes pieds sont chauds et comme la laine régule naturellement la température, une fois que tes pieds sont chauds, elle les refroidira. Le top du top!
  5. Moins de viande tu mangeras.
    La viande c’est bon, le saucisson c’est délicieux, le gras c’est la vie. On est d’accord. Mais on est pas obligé d’en manger tous les jours non plus. En réduisant notre consommation de viande, on se portera mieux et on aura besoin de moins de champs pour produire du soja, du maïs, etc pour nourrir tous ces animaux qu’on abat chaque jour. On économise de l’eau et ça, c’est important. Et puis, avec tous ces champs, on pourra planter autre chose aussi, histoire d’éviter l’uniformité de l’agriculture. Achète toi un livre de recette végétarienne ou choisis en quelques unes sur internet, ça te permettra d’avoir une recette si tu invites un végétarien chez toi et ça te donnera des idées quand tu ne sais pas quoi cuisiner. Et peut-être qu’un jour, je te donnerai ma recette de lasagnes aux légumes ou bien celle de mon risotto aux champignons. 🙂
  6. Tes herbes aromatiques tu planteras.
    Et tu éviteras de les faire mourrir aussi. Ahem. (Toujours vérifier si ce qu’on pense être un pot, ne serait peut-être pas un cache pot ! C’est mon expérience qui te parle.)
    Si tu as un balcon, c’est parfait et sinon, tu as sûrement un appui de fenêtre quelque part non ? Alors lance toi ! Tu auras de la menthe pour tes mojitos sans devoir faire le tour des supermarchés de ta ville, tu auras du basilic frais sur tes pâtes et du thym pour tes infusions quand tu seras malade. La classe à Dallas.
  7. Ton congélateur tu dégivreras.
    D’une, ça te permet d’éviter d’avoir des choses qui traînent pendant des années dans ton congélateur sans que tu t’en aperçoives. De deux, tu prolongeras la vie de ton congélateur. Il paraît qu’il faut le faire tous les ans. Choisis ton rythme, je ne peux pas t’aider, je n’ai pas encore de congélateur. Tu me diras, ça m’aidera le jour où j’en aurai un.
  8. Tes épluchures tu composteras.
    Les épluchures mais aussi les restes de repas, les feuilles de thés, le marc de café, tout ça se composte bien. Si tu es en appartement, il paraît que le lombricomposteur est une bonne alternative. Il faut juste pouvoir vivre avec l’idée que tes colocs sont des vers de terre. Si tu ne le fais pas, je ne t’en tiendrais pas rigueur. J’attends juste le jour où on aura une poubelle spéciale déchets organiques dans les villes françaises, qui permettraient d’alimenter des grands composts municipaux. C’est faisable, ça existe déjà à San Francisco et à priori, ça marche plutôt bien.

Allez, assez écrit pour aujourd’hui. J’espère que ce n’était pas trop ennuyant pour toi. Je te ferai un topo sur le suremballage un autre jour.

Passe une bonne nuit et éteins la lumière quand tu sors de la pièce,

A

Je suis un caméléon.

Cette semaine, j’ai été en vacances.

Cette semaine, je me suis aperçue que même si je m’intégrais assez rapidement à mon environnement car très adaptable (trop peut-être), je pouvais aussi être acceptée dans un environnement sans devoir m’adapter.

Cette semaine, je me suis rendue compte que tout en restant fidèle à moi-même, il m’arrivait d’occulter certaines de mes facettes afin de correspondre à ce que les personnes voulaient voir de moi. Je suis une boule à facette, j’ai parfois l’impression d’en dire trop et je sais que je n’en dis pas toujours assez. On me reproche de ne pas assez parler, mais dans le même temps, quand je dis quelque chose qui me correspond et qui ne correspond pas à ce que la personne en face veut entendre ou veut voir, elle le dénigre ou ferme les yeux.

Cette semaine, je me suis aperçue que les gens prêtent trop attention au conformisme. Il faut toujours être conforme à ce que les gens pensent de nous, il faut être conforme aux normes que l’on nous impose, il faut qu’on puisse rentrer dans une belle case toute prête afin de ne pas déranger.

Ce week-end, on m’a dit qu’être hippie, c’était bien pour quand on était jeune mais qu’il fallait se ranger ensuite. Pourquoi ?

Pourquoi est-ce que j’ai cette impression depuis longtemps que finalement, il y a beaucoup d’endroits qui, même si je m’y sens plus ou moins à l’aise, ne me correspondent pas à 100% ?

Est-ce qu’un jour on m’écoutera quand je parle et que je partage quelque chose qui me semble important, sans que la personne en face balaye cette confidence d’un revers de la main ?

Pourquoi est-ce qu’en grandissant, il faudrait que je renie certaines de mes facettes pour me conformer au schéma traditionnel et ne surtout pas déranger l’environnement qui m’entoure ?

Et si, tout d’un coup, c’est moi qui balayait tout ce que les autres pensent d’un revers de la main ? Quelles seraient leurs réactions ? Me regarderont-ils d’un air dédaigneux en pensant que ça me passera avant que ça les reprenne ? Est-ce qu’il est possible d’évoluer dans ce monde en faisant fi des normes, du conformisme, de ce qu’on nous demande afin de pouvoir se respecter pleinement et ainsi apprendre à mieux respecter les autres, l’environnement qui nous entoure, cette terre sur laquelle nous marchons, respecter le temps qui s’écoule entre nos doigts sans que nous puissions y faire grand chose. Est-ce devenu un luxe d’être différent et de ne pas ressembler aux beaux robots qui nous entourent et qui ne veulent plus changer le monde ?

Tant de questions, tant de remises en cause. Toute une vie pour y répondre, rien qu’une vie pour y répondre.

En secret, moi, je resterai un faisan.

Ma conscience écologique

« I used to get high for a living, believing everything that I saw on the TV. I used to get high for a living, eating all the bullshit food that that they sold me. I used to get high for a living, thinking that my destiny was out of my control.  I used to get high for a living, there’s lots of different reasons and i’ll tell you so »

John Butler, Used to get high

Cliquez ici pour voir le live à Federation Square.

Je l’ai sûrement déjà dit et redit mais j’ai découvert le groupe John Butler Trio lors des concerts Live Earth organisés entre autre par Al Gore. Ils ont été diffusés en direct et en continu le 07.07.2007 sur une chaîne d’information allemande et une chaîne française a diffusé la fin de l’évènement en dernière partie de soirée (un peu inutile, ils auraient mieux fait de couvrir l’évènement en entier mais c’est mon avis).

Suite à cette journée, j’ai commencé à faire attention à tous les petits gestes qui nous permettent d’économiser de l’énergie. (Je peux être très chiante concernant les chargeurs qui restent branchés dans les prises alors qu’ils ne chargent rien, demandez à @Pierre_A 😉 ). En 2011-2012, j’ai commencé à faire attention aux emballages. Pourquoi emballer un sandwich dans du papier aluminium ou du film si on a une boîte en plastique qui peut le contenir ?

Cela fait quelques mois maintenant que je lis de plus en plus de blogs « écolos » aussi, des blogs qui prônent la « bonne » bouffe, des blogs qui essayent de vivre en produisant le moins de déchets possibles, des blogs qui essayent de faire savoir tous les dangers que présentent le Bisphénol A, etc.

Avec tout cela, ma conscience écologique grandit de plus en plus. C’est peut-être parce que je « grandis » et que je peux ainsi agir sur plus de variables que ma petite voix dans ma tête se manifeste plus souvent. Je me documente aussi régulièrement sur ce sujet. Je pense que tout cela joue et m’influence dans le bon sens.

Toutes ces réfléxions que me fait ma conscience et que je me fais suite à la lecture de ces blogs vont sûrement continuer et s’intensifier et vont me faire mûrir dans la manière dont j’appréhende la planète.

J’espère que cet article vous a plu même si c’est un peu du blabla. 😉

A

J’ai peur.

Après une longue (très longue) absence sur ce blog, voici un article que j’avais écrit vers mi-août et que je ne publie que maintenant. N’hésitez surtout pas à réagir !
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J’ai peur.
Je ne sais pas ce qui nous attend. Vous allez sûrement me dire que l’on sait jamais ce qui nous attend, que tout peut changer en l’espace d’un clignement des yeux et je sais que c’est vrai.
Ce qui m’inquiète de plus en plus et que j’arrive de moins en mois à oublier, c’est la toute puissance des Etats et de plus en plus, la toute puissance des marques.
Je vais vous expliquer dans un instant où je veux en venir mais tout d’abord, je vais vous raconter une petite anecdote.

Vous savez peut-être que si vous mettez une grenouille dans de l’eau bouillante, elle en sortira aussitôt alors que si vous la mettez dans une marmite avec de l’eau froide et que petit à petit vous faîtes chauffer l’eau, elle mourra ébouillantée parce qu’elle ne sera rendu compte que trop tard que l’eau est devenue trop chaude pour elle.
(J’ai lu cette anecdote je ne sais plus où mais il me semble que c’était un article concernant la confidentialité de Facebook qui disait en résumé que s’ils avaient demandé autant d’informations sur notre personne dès le départ, ils n’auraient jamais eu autant de succès)

Vous comprenez peut-être déjà où je veux en venir…

Je ne sais pas qui nous manipule et je pense que même ceux qui nous manipulent sont manipulés. J’ai l’impression que le monde entier se fait manipuler.
Nous sommes de plus en plus cadrés et quelque part, on nous demande de moins en moins de réfléchir, uniquement de faire. Nous devenons des moutons bien dociles prêts à dire « oui » à tout ce qu’on pourrait nous demander.

Quelque part, quelqu’un aimerait savoir tout ce que nous sommes, tout ce que nous faisons, quand nous le faisons, où nous le faisons et avec qui nous le faisons. Cela part d’une bonne intention au départ et on nous le fais croire: « Gardez contact avec vos amis et votre famille où qu’ils soient », « Que faîtes-vous? », « Que pensez-vous? », j’en passe et des meilleures. Cela part d’une bonne intention dans le sens où l’Homme est un être sociable et qu’il a envie d’interagir avec ses pairs, qu’il a envie de partager des choses avec eux. Rares sont ceux qui se sentent à l’aise lorsqu’ils sont tous seuls pendant longtemps. On a beau avoir besoin de solitude pour se retrouver, le monde extérieur nous manquera à un moment ou à un autre.
Je m’égare et je vais essayer de retrouver mon fil. La technologie est bien chouette et moi aussi, je suis très heureuse de pouvoir garder contact avec famille et amis qui sont loin de moi, je suis heureuse de pouvoir partager ce que je fais et de découvrir que certaines de mes connaissances aiment faire la même chose que moi mais je me demande pourquoi tout d’un coup, tout ce que nous faisons a autant d’importance pour des gens que nous ne connaissons pas.
Pourquoi nos données personnelles valent-elles tant d’argent ? Qui peut bien s’intéresser au fait que je mange ou non une pomme aujourd’hui ou que j’ai mangé la moitié d’une courgette géante à midi ? Pourquoi on me demande de plus en plus ce que je fais, quand et où ?
Pourquoi récolter des remarques acides si je ne veux pas jouer à ce jeu là en suivant toutes les règles par des personnes qui ne se rendent même plus compte de ce qu’elles font? J’en ai fait partie un temps en donnant toutes mes infos, toutes mes photos à un célèbre réseau social mais j’essaye maintenant d’en faire moins et moins, sachant que même ce que je mets et j’essaye de mettre le minimum est déjà largement trop.

Pourquoi nous faisons confiance les yeux fermés à des personnes que nous ne connaissons pas et pourquoi donnons-nous leur toutes nos données personnelles, tous nos souvenirs, nos plus belles photos (parfois aussi les plus moches), tout ce qui concerne notre vie privée? Pourquoi donnons-nous le droit à des inconnus d’accéder à des informations confidentielles ? Tout simplement parce que nous ne pensons pas que tout cela a de la valeur. Mais imaginez-vous quelqu’un que vous ne connaissez ni d’Eve ni d’Adam vous racontez votre vie dans les plus infimes détails, incluant des détails comme les aléas de votre vie amoureuse, des disputes, toutes les sorties entre amis, toutes les fois où vous vous sentiez seul, toutes les fois où vous étiez malade, la fois où vous avez avalé une arrête de poisson de travers, etc. Pas possible ? Bien sur que si, c’est malheureusement possible.

Je suis désolée si cet article est de plus en plus décousu mais plus j’y pense et plus mes pensées vont dans tous les sens.

On est en train de nous abrutir de plus en plus pour que nous ne réfléchissions plus ni à ce que nous sommes, ni à ce que nous faisons, ni au monde qui nous entoure. Les auteurs de science-fiction inventaient des mondes où absolument tout serait réglementé surveillé soit par un grand frère, soit par des dirigeants, soit par des grandes multinationales.
Je vous souhaite aujourd’hui la bienvenue dans vos livres de science-fiction préférés. Prenons l’exemple du Royaume-Uni pour certains points.
Premier point : les caméras de surveillances ou bien Smile you’re on CCTV.
Le Royaume-Uni est un des pays où il y a le plus de caméras de surveillance. Pourtant, il y a toujours des crimes. J’ai habité cette année près de Manchester dans le nord-ouest de l’Angleterre pour faire ma troisième année d’études. Pour aller à mon université, je passais tous les jours devant un parc avec une petite inscription sur un des portails disant « Rape Park » (« To rape » voulant dire violer et « rape » voulant dire viol). Je ne connais pas les détails de cette histoire donc je ne vous en parlerai pas.
Pas loin de mon université, il y a un célèbre fast-food américain commençant par un M où un jeune homme est mort sur le parking, une balle dans la tête, pendant les vacances de Noël.
Le souterrain qui mène au petit centre commercial où j’allais faire mes courses quasiment toutes les semaines a vu une femme noire se faire attaquer à l’acide par un homme alors qu’elle était avec son bébé dans la poussette. (L’homme disait vraisemblablement des choses à la femme et comme elle ne retournait pas, il lui a jeté de l’acide dessus. Le bébé n’a rien eu et l’acide n’a touché « que » le dos de la femme.)
Trois petites anecdotes qui me font penser que CCTV qui est censé dissuader les crimes et protéger les citoyens ne sert pas à grand chose à part nous épier du coin de l’œil (ou de l’objectif).
Deuxième point: les Jeux Olympiques de Londres, 2012.
Lisez tout d’abord cet article très intéressant : http://scinfolex.wordpress.com/2012/07/27/comment-la-propriete-intellectuelle-a-transforme-les-jeux-olympiques-en-cauchemar-cyberpunk/

Honnêtement, c’est le genre d’articles qui me fait tout simplement halluciner.
N’hésitez surtout pas à lire les autres articles liés à celui-ci. C’est effroyable mais cela reste très intéressant.
Cet article soulève plusieurs questions. Par quel droit certaines personnes prennent le droit de faire voter des lois qui permettent tout un tas de procédures allant totalement à l’encontre de nos droits fondamentaux ? Et par quels droits certaines marques, uniquement parce qu’elles ont payés une certaine somme, peuvent faire tout ce qu’elles veulent?
Les marques et leur argent, l’argent tout court est-il plus important que nos vies et nos droits ?
La réponse a cette question est malheureusement oui et nous participons malheureusement à leurs rouages si bien huilés.

J’ai peur parce que j’ai l’impression que la plupart ne se rende pas compte de ce qui est en train d’arriver. J’ai peur parce qu’à moins de trouver rapidement un autre système, nous ne pourrons peut-être plus rien arrêter.

Nous sommes en train de changer d’ère et nous allons bientôt manquer d’air. Tous les changements qui sont en train de se faire et tous les changements que nous percevons sont en train d’accélérer et nous ne savons pas si et où cela va s’arrêter.

Merci de m’avoir lue jusqu’au bout et si jamais vous pouvez m’aider à mettre du clair dans mes idées, je vous en serai reconnaissante.

Questions en suspens :
Pour échapper à cela, dois-je effacer toutes mes traces ou tout au moins m’efforcer à ne plus en laisser sur l’internet mondial et redevenir une personne inconnue gardant bien au chaud tous les détails de sa vie personnelle?
Est-il possible de faire tout cela tout en réussissant à garder une vie sociale riche ?

À quoi ressemblerait un autre monde ? 


Des moments à attraper

Ce soir, j’ai vécu plein de moments de bonheur différents, chacun à son niveau.

J’ai bu des cocktails avec mes colocs de la maison 108 (en fait, ce sont 2 maisons mais c’est mes « colocs » quand même) (*) et on était (presque) tous assis, peinard, en train de discuter les uns avec les autres, de rigoler, de prendre des photos et c’était drôlement chouette. À un moment, je regardais tout le monde et j’ai capté ce moment de bonheur qui me faisait sourire : voir tout le monde de bonne humeur et en interraction. C’était beau. Dans un mois, le fait de se voir régulièrement sera du passé.

Danser (presque) jusqu’à ce que la boîte de nuit ferme (on est en Angleterre donc elle a fermé à 3h). Ne plus penser aux gens autour de soi et se défouler 🙂 (sauf quand on sent des présences bizarres près de soi…)

Voir deux personnes s’embrasser et sentir qu’elles sont seules au monde à cet instant-là. C’est beau aussi.

Voir de l’amitié et parfois de l’amour dans le regard des gens avec qui j’ai passé cette soirée fort sympathique.

Et sourire, même si mes pieds me font mal 🙂

Le bonheur est éphémère mais le souvenir se garde longtemps.
A

(*)  Je conseille le bar « The Front » près d’Oxford Road à Manchester, on peut y déguster des cocktails alcolisés et non-alcolisés à partir de £2 mais l’entrée n’est autorisée qu’à partir de 18 ans avec contrôle à l’entrée. Dans la même rue, il y a plein de peintures et de tags qui sont très beau. Je vous mettrai peut-être des photos pour que vous compreniez ce que je veux dire. ça vaut le détour en totu cas !