Exprimer des sentiments

Je me suis posée une question aujourd’hui : nous avons plein de gens à qui nous tenons, alors pourquoi nous ne leur disons pas ?

On ne sait jamais ce qu’il va arriver. On passe toujours plus ou moins de temps avec les personnes que l’on aime bien et on se dit aussi qu’il faudrait qu’on prenne plus de nouvelles et pourtant, j’ai l’impression qu’on ne dit jamais à quel point on tient à elles, qu’elles sont importantes pour nous, qu’on les aime.

Pourquoi ?
Avons-nous peur que ce ne soit pas aussi réciproque qu’on le pense ?
Pourquoi sommes-nous toujours aussi timides quand il s’agit de sentiments ?

J’ai décidé de me lancer:
Je vous aime parce que vous êtes des belles personnes.
Je vous aime parce que vous me donnez le sourire.
Je vous aime parce que vous me permettez de voir le monde de plein de manières différentes.
Je vous aime parce que je découvre plein de choses avec vous.
Je vous aime et nos discussions sans fin.
Je vous aime et vos sourires aussi.
Je vous aime tout simplement parce qu’on doit avoir des atomes crochus 😉

(Et c’est là que je me rends compte que toutes les personnes que je connais rentrent presque dans toutes les catégories ! Phrase sans aucun sens…)

Je vous aime et un jour, je vous le dirai en vrai.

En attendant, pluie de cœurs et de bonne humeur sur vous ! (Et sur toi aussi 🙂 )

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Le ballet des voitures

En ce moment, j’ai pas mal de route le matin et le soir.
Le matin, je ne suis pas forcément assez réveillée pour voir de la beauté partout à moins que ce soit flagrant. Tel un magnifique (mais vraiment, un des plus beaux qu’il m’ait été donné de voir) arc en ciel ou bien des jolies couleurs dans le ciel quand le soleil se lève.

Le soir en revanche, mon œil est un peu plus aiguisé et là, je prends le temps d’admirer les choses simples quand on roule. Je vois la beauté du ballet des voitures qui roulent, dont les couleurs se mélangent au fil des entrées et sorties d’autoroutes, la grâce que quelque chose de mécanique (et de polluant, ahem) peut avoir.
Vous ferez attention la prochaine fois et vous me direz aussi si vous êtes d’accord avec moi.
Quand des voitures se doublent (en toute sécurité), qu’elles passent de la voie de gauche à celle de droite et inversement, ça me fait penser à du ballet, à une danse. Je m’imagine parfois la scène vu d’en haut et je pense que ça doit être beau. À mon niveau, ça l’est déjà.

Je ne suis pas sûre d’avoir très bien pu expliquer mon ressenti cette fois-ci, mais j’espère que vous m’avez compris.

Passez une bonne nuit.
A

La virtualité des relations

Aujourd’hui les moyens de communiquer avec d’autres sont multiples. On peut s’écrire par lettre, SMS, mail, sur les réseaux sociaux, … On peut s’appeler par internet, par le téléphone fixe, le téléphone mobile… On peut se voir en vrai ou grâce aux webcams.

Tous ces moyens, parfois si nombreux qu’on s’y perd, nous permettent de communiquer. Cela nous permet de nous rapprocher de personnes, d’apprendre à connaître des personnes que nous aurions pu « louper ».

Est-ce que le fait de ne pas voir les personnes régulièrement altère les relations et les rendent virtuelles ?
De la même manière, est-ce que voir une personne tous les jours rend la relation que l’on a avec elle plus réelle ?

Je conçois que de ne pas voir des personnes souvent facilite le fait de les perdre de vue si on ne fait pas assez d’efforts. Mais de la même manière, j’ai des amis dont je suis proche que je n’ai jamais vu plus de trois ou quatre fois par an jusqu’à dernièrement. Pourtant je considère quand même certaines de ces personnes comme des amis proches.

Discuter avec des personnes, quel que soit le moyen utilisé, est quand même un partage et une rencontre.
J’ai un ami que j’ai vu deux fois dans ma vie pour le moment et pourtant on prend de nos nouvelles plus ou moins régulièrement. Pendant toute une période, on a discuté ensemble sur un réseau social connu. Ça nous a permis de nous connaître et d’échanger nos visions sur le monde, choses qu’on a pas l’occasion de faire tous les jours avec tout le monde non plus. Je ne connais donc pas forcément cette personne dans la vie de tous les jours mais cela ne veut pas dire que je ne la connais pas.

Rares sont les rencontres que j’ai faire ces dernières années où je côtoie les personnes tous les jours. Celles que je vois plus que quelques fois par an sont encore plus rares. Pourtant (et c’est peut-être parce qu’on ne s’est jamais vraiment vu souvent) on arrive à garder contact. Parfois un peu plus, parfois un peu moins, mais on y arrive. Et c’est d’autant plus chouette quand on se revoit. 🙂

Et vous, quel est votre avis sur la question ? Qu’est-ce qui rend une relation réelle par opposition à virtuelle pour vous ? Avez-vous des amis proches que vous ne voyez quasiment pas sans que cela change quelque chose ?

Cela me ferait vraiment plaisir de savoir ce que vous en pensez. 🙂

Home

Ce week-end, j’ai réalisé quelque chose. Tout bête certes mais je n’y avais jamais pensé comme ça.

Quand je suis chez moi, si je vais au nord pendant une demi-heure à pied, je suis dans un champ.
Si je vais au sud pendant une demi-heure à pied, je suis dans un champ.
Si je vais à l’est pendant une demi-heure à pied, je suis dans un champ.
Si je vais à l’ouest pendant une demi-heure à pied, je sors d’un village et j’arrive à un champ.

Vous allez rire, mais ça m’a fait un choc. Et pourtant, ça fait un bout de temps que j’aurais dû m’en rendre compte.

La fine limite entre se rendre compte de quelque chose et réaliser quelque chose.

Et le ciel se colore…

Depuis la semaine dernière, je roule en même temps que le soleil se lève ou que le soleil se couche. Malheureusement, c’est toujours dans la direction opposée donc c’est pas très pratique.
Mais quand je vois un bout de ces levers ou couchers de soleil magnifique, je pense à ces personnes avec qui j’aurai aimé partager ce moment. Je pense très très fort à elles et je me dis qu’elles le sentiront peut-être.
Je ne suis pas sûre que ce soit vraiment efficace mais je me dis aussi que ça ne peut pas faire de mal.
Je suis peut-être trop rêveuse mais parfois, ça fait du bien. (Et je continuerai de faire waouw en regardant la beauté de ce phénomène !)

Au fil des rencontres

On rencontre des gens tous les jours. Consciemment ou inconsciemment. Je devrais peut-être plutôt dire qu’on côtoie des gens tous les jours mais que c’est un peu hasard si on les rencontre. Les belles rencontres, les jolies rencontres, on n’en fait pas tous les jours. Ça arrive de temps en temps. Et quand on fait une, ça fait du bien au moral.

Depuis que j’ai commencé ma vie de jeune adulte (expression qui n’a pas vraiment de sens tout en collant bien à ce que j’aimerai dire), j’ai fait pas mal de belles rencontres et je m’estime chanceuse. Certaines sont restées, d’autres pas, quelques unes resteront très longtemps, quelques autres s’effacent et ça me rend un peu triste. Ce sont essentiellement des rencontres que j’ai fait par hasard même si je pense que le hasard n’existe pas dans ce genre de choses.

C’est étrange comme nos atomes peuvent être drôlement crochus avec d’autres personnes. Il y a certaines personnes que je vois entre trois et quatre fois par an dont je me sens plus proche que d’autres que je vois plus souvent. (La moyenne des trois-quatre fois par an est en train d’augmenter ! Youhou)

Il y a des personnes que j’ai rencontré et que je ne verrais peut-être plus mais elles ont été là à un moment où j’ai dû en avoir besoin. Je suis consciente également que j’ai sûrement eu le même rôle à un moment donné et que je l’aurai sûrement encore.

Il y a des rencontres qui font réfléchir, qui font résonner quelque chose qu’on pense tout bas et qu’on ose peut-être pas faire.

Il y a des rencontres qui font sourire lorsqu’on y pense parce qu’on se souvient d’un bon moment.

Mon monde est petit. Le monde est si petit. Et si grand à la fois. Gigantesque même. Il y a plein de personnes que je n’aurai peut-être jamais rencontrées… Si je n’avais pas été dans ce bar-là ce soir-là avec telle personne (on se reconnaît ?), si je n’avais pas été à cette session de BAFA, si je n’avais pas fait ce camp (cass-dédi à pas mal de personnes ici), si je n’avais pas été dans cette école, si je n’avais pas été à cette soirée, etc.

Tellement de choses, tellement de détails entrent en jeu. Tellement de décisions sûrement aussi. Mais heureusement ces décisions-là je les ai prises et c’est pour ça que je connais tous ces gens qui sont important pour moi aujourd’hui. Certains savent qu’ils le sont, d’autres ne se doutent peut-être pas à quel point.

Quand je pense à toutes ces personnes, aux bons moments (courts ou longs) passés avec elles, je suis heureuse et je souris. Et j’ai envie de dire merci. 🙂

Le cul entre deux chaises.

Dingue comme le titre de cet article m’est venu vite.

Histoire de poser un contexte : j’ai deux nationalités. Je suis 100% française et 100% allemande, 200% moi.

Ce matin, j’ai lu un article du Monde sur les couples franco-allemands. Voici le lien : http://www.lemonde.fr/le-magazine/article/2013/11/15/scenes-de-menages_3513599_1616923.html?xtmc=couple_franco_allemand&xtcr=4 (je voulais faire un truc propre avec un lien hypertexte mais mon WordPress ne marche plus, si quelqu’un peut m’aider. Je n’arrive plus à publier de photos ou à mettre des tags non plus.)
Donc, revenons à nos moutons, j’ai deux nationalités et j’ai toujours vécu avec ces deux nationalités. La France et l’Allemagne sont assez proche donc ce n’est pas très problématique. Je sens cette double nationalité dans les détails.

Voici quelques exemples:

  • les Minikeums et le Sandmännchen : ahh, les Minikeums, ça vous rappelle tous votre enfance, n’est-ce pas ? Moi, ça me rappelle ma première année de fac. Je remercie Youtube au passage sans quoi je n’aurai pas su que Mélissa pleurait. Je suppose que le Sandmännchen ne vous dit rien. Ceux qui ont fait de l’allemand sauront peut-être que ça veut dire « marchand de sable ». Et bien moi, le marchand de sable qui passait entre 18h55 et 19h00, c’était la classe. Il racontait des petites histoires de trois minutes et secrètement, j’espèrais toujours qu’ils allaient passer une histoire du « Kleine König » (comprendre « petit roi »), parce que je l’adorai. Bon, parfois, c’était les histoires de Pigeldi et Frederick, deux cochons. C’était sympa aussi mais je trouvais ça un peu con. La journée, quand j’avais le droit (ou que j’étais malade), je regardais aussi des épisodes de la rue sésame avec Ernie et Bert, qui étaient mes deux personnages préférés avec Samson, l’ours. J’ai encore deux CDs de cette émission sur mon iPod aujourd’hui.
  • les repas chauds le soir. On a commencé à avoir des repas chauds le soir quand j’étais à la fac et que je ne pouvais pas toujours manger chaud le midi. On a toujours eu des repas chauds quand il y avait des invités mais sinon c’était le « Abendbrot », c’est-à-dire du pain avec de la charcuterie ou du fromage. Repas totalement normal en Allemagne, un peu exotique en France.
  • le passage à l’euro: pour vous, peut-être pas grand chose. Pour moi, une révolution. Avant, je ne pouvais dépenser mon argent de poche que mes parents me donnaient en francs uniquement en France et les DeutschMarks que me donnaient mes grands-parents uniquement en Allemagne. Quand tout le monde est passé à l’euro, c’était vachement chouette. Je pouvais économiser mon argent de poche français pour acheter des choses en Allemagne et inversement, je pouvais dépenser l’argent que me donnaient mes grands-parents en France.

Voici les trois exemples qui me viennent en tête tout de suite. Je suis 100% française et 100% allemande (j’étais fière comme un coq cet été quand j’ai eu mon passeport allemand) et pourtant, il y aura toujours des petites choses qui me manqueront en France. De même, ne me demandez pas d’insulter quelqu’un en allemand, le temps de trouver toutes mes insultes, il sera parti depuis longtemps alors que je pourrais y aller sans problème en français, voire même en anglais.

C’est un sentiment bizarre. Certaines personnes extrémistes diront que comme j’ai deux nationalités, je ne suis pas 100% française et c’est totalement faux et pourtant un peu vrai aussi. J’ai vécu ma vie entière en France, j’ai passé mon temps sur les bancs d’école français, mes amis sont majoritairement français, ma culture est majoritairement française (et un peu américaine aussi, coucou les séries!), et pourtant, mon enfance restera imprégnée de cette couleur allemande.

Le sujet mérite sûrement d’être approfondi, mais j’arrête pour ce soir. Il est tard.

Gute Nacht und schlaft gut.

A

PS: c’est tout con, mais les bises ! Les français sont en règle générale (il existe toujours des exceptions) beaucoup plus tactiles que les allemands (les allemands se serrent la main, même les filles entre elles). Et de ce coté là, je suis profondément française ! Bon, je ne dis pas, ils commencent à s’y mettre (à la télévision par exemple) mais pour le moment, on voit bien qu’ils n’y sont pas habitués.