Un retour ?

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas écrit, pas écrit « publiquement » en tout cas. Bien longtemps que je n’ai pas partagé mes écrits, que je n’ai pas slamé et déclamé mon slam à voix haute. Bien longtemps que je n’ai pas réfléchi aux sens que je voulais que mes mots prennent, à leur agencement, à leur continuité dans mes phrases.

J’ai l’impression de ne pas savoir quoi dire, de ne pas savoir quelle route prendre. Des idées j’en ai, je pense en avoir. Des routes j’en vois, j’en entrevois. Quelles qu’elles soient, je ne sais pas où elles vont me mener. Quoi qu’on fasse, on ne sait jamais où ça va nous mener. Et pourtant, tout cet inconnu nous permet d’avancer.

Parfois, en écoutant les textes des autres, qu’ils soient chantés, déclamés ou quand je les lis dans ma tête, cela me redonne envie d’écrire, d’être poète moi aussi. Envie de pouvoir créer quelque chose de beau avec ces mots, mes mots.

Et puis, je ne prends pas le temps. Parce qu’écrire demande de la réflexion, demande du temps où on ne se dédie qu’à ça, pour faire un premier jet, un deuxième jet, pour parfaire, pour peaufiner, pour embellir, rajouter une virgule, enlever un point. Et ce temps, il faut savoir, pouvoir, vouloir le prendre.

Je ne sais pas où je veux aller ces quelques mots. Peut-être que j’écrirais à nouveau demain, peut-être que ce ne sera que dans deux ans, peut-être jamais. Nous verrons bien.

Prenez soin de vous.

A

 

Envie d’écrire

Envie d’écrire.

Je ne sais pas par où commencer ni par quoi commencer. Il se passe tellement de choses et si peu en même temps.

Le temps défile sans s’arrêter. Fidèle à lui même. J’attends qu’il passe et je cours après en même temps. Je panique quand je vois à quelle vitesse il passe.

Je me sens bien et j’ai envie de le ralentir quand je suis dans cette ville où je suis bien. Cette ville où j’habiterai peut-être un jour.

Envie d’avancer, envie de marcher droit devant moi en suivant le soleil qui se lève, qui se couche. Envie de faire des tours sur moi même en sentant le vent ébouriffer mon visage. Envie de voir les étoiles et de me perdre dedans.

Envie de tellement de choses et de si peu de choses en même temps.
Envie de vous voir et d’avoir de vos nouvelles.

Envie de prendre un peu de temps pour écrire.

Se retrouver au début.

André Comte-Sponville

« Je t’écris pour te dire que je t’aime ou que je pense à toi, que je me réjouis d’habiter le même monde, le même temps, de n’être séparé de toi que par l’espace, point le coeur, point par la pensée, point par la mort. Partir, c’est mourir un peu, écrire, c’est vivre d’avantage. »

André Comte-Sponville (1952 – )